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Arzino

Posted by
flo (udine, Italy) on 11 May 2018 in Landscape & Rural and Portfolio.

Le frisson, le frisson qui parcourt la peau brulée de ce soleil cru des altitudes vertes vient de nos nerfs même. Seuls le plaisir et l'eau offrent ce choc qui oscille entre l'aiguille et l'apesanteur. Le regard se met au niveau du torrent, frôlant son mouvement dans une unisson, catalepsie de l'âme même. Disparition de tout ce qui n'est pas sensation. Les bulles sur nos jambes, le courant contre le ventre, les bras tendus dans une nage immobile et hypnotique. Si on reste longtemps, on en revient comme d'un tourbillon de pureté. Le corps se colle alors à la roche chauffée, éperdu, tendu et silencieux, le souffle court pourtant, l'épiderme assailli d'ondes de froid. Il faut un peu de temps pour se ressaisir et revenir au monde, les autres, les feuilles, la montagne, le soleil. S'endormir comme après l'amour, ailleurs, léger. Apaisé.